Les États-Unis et l'Europe se querellent pour trouver un accord sur le TTIP face à une opposition grandissante

Actualités | Système du Calcul d'Origine | 13 juin 2016

Les dirigeants des États-Unis et d'Europe travaillent pour obtenir le soutien au Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (PTCI ou TTIP en anglais) pour empêcher l'opposition grandissante au projet d'accord de saboter son avancée.

Cet accord de libre-échange est destiné à renforcer les liens commerciaux entre les deux régions, mais les politiciens et les lobbys des deux côtés de l'Atlantique se montrent de plus en plus sceptiques au sujet de ses conséquences potentielles de nuisance à la concurrence locale ou de transfert le pouvoir aux grandes firmes.

Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, s'est rendue récemment à Paris pour faire un discours devant un congrès des maires de France afin de tenter de présenter l'élan qui se cache derrière cet accord, apportant des garanties que l'accord ne nuirait pas à leurs intérêts.

M. Juncker a déclaré : " Je crois que les négociations sur le TTIP peuvent atteindre un accord qui pourra être profitable à l'économie européenne, à nos petites et moyennes entreprises et à nos agriculteurs, sans bousculer les normes. "

Bien que le gouvernement britannique reste un supporteur très influent du TTIP, les socialistes allemands ont été directs dans leurs critiques sur le projet proposé, tout comme le gouvernement français et son président François Hollande, en raison des inquiétudes selon lesquelles cela pourrait nuire au secteur agricole et réduire les protections sur les vins, les fromages et la viande français.

Lors d'un meeting récent, M. Hollande a déclaré : " Il n'est en rien question de sacrifier nos intérêts pour obtenir un accord. Les indications de provenance géographique contribuent à préserver la qualité de l'agriculture de notre pays. Elles aident à maintenir l'activité agricole sur notre territoire. "

Un haut responsable américain a déclaré au magazine Financial Times que le gouvernement américain était conscient des " signaux mitigés " provenant d'Europe ces dernières semaines et a fait part de son espoir que ceux-ci seront abordés avant le sommet des dirigeants européens dans le courant de ce mois.

Cependant, même aux Etats-Unis, le candidat des Républicains à la présidentielle, Donald Trump, a déjà déclaré être opposé à cet accord, tandis que sa rivale démocrate, Hillary Clinton, fait face á des pressions pour en faire de même.


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